Depuis plusieurs années, la santé mentale constitue un enjeu majeur en France, avec un accès aux soins psychologiques souvent jugé insuffisant. Le dispositif « Mon soutien psy », lancé en 2022, a été présenté comme une avancée pour améliorer l’accompagnement psychologique, mais suscite aujourd’hui des critiques acerbes de la part d’experts, psychologues et médecins. Ces professionnels soulignent ses limites qui freinent son efficacité et appellent à une refonte profonde pour répondre aux besoins croissants en prévention et bien-être.
Sommaire
Les limites structurelles du dispositif Mon soutien psy dénoncées par les experts en santé mentale
Le dispositif « Mon soutien psy » offre la possibilité de bénéficier de douze séances remboursées pour les troubles anxieux et dépressifs légers, avec un tarif conventionné de 50 euros par consultation. Sur ce montant, l’Assurance maladie prend en charge 30 euros, et le reste est couvert par la complémentaire santé. Malgré cette innovation visant à faciliter l’accès aux soins psychiques, plusieurs insuffisances sont relevées par les professionnels.
- Critères d’accès trop restrictifs : le dispositif exclut les patients en souffrance psychique sévère, notamment ceux avec des troubles complexes, chroniques, ou présentant un risque suicidaire.
- Nombre limité de séances : douze séances sont jugées insuffisantes pour un accompagnement durable et adapté à diverses pathologies.
- Tarification peu attractive : les tarifs ne permettent pas une activité à temps plein pour les psychologues sous convention, limitant l’offre disponible.
Face à ces constats, une trentaine d’experts et chercheurs en psychologie réclament un élargissement du dispositif. Ils souhaitent un déplafonnement du nombre de séances et un aménagement des critères afin d’inclure un plus large éventail de souffrances psychiques.
Tableau : Points critiques du dispositif Mon soutien psy selon les experts
| Aspect | Limites identifiées | Propositions des spécialistes |
|---|---|---|
| Critères d’accès | Exclusion des cas graves (psychotraumatismes complexes, dépressions sévères) | Elargir à plus de troubles, y compris risques suicidaires |
| Nombre de séances | Plafond à 12 séances, jugé insuffisant | Supprimer le plafond ou l’augmenter significativement |
| Tarification | Prix trop bas pour une activité à plein temps | Réévaluer le tarif pour attirer plus de professionnels |
Accompagnement et prévention : un enjeu clé pour la refonte du dispositif Mon soutien psy
Les débats autour de la réforme du dispositif mettent aussi en lumière l’importance d’un accompagnement global intégrant mieux la prévention et le bien-être. Alors que la santé mentale demeure fragilisée chez de nombreux Français, une approche multidimensionnelle est recommandée pour éviter les ruptures de soins.
- Renforcer la collaboration entre psychologues libéraux, hôpitaux et services publics.
- Mettre en place des actions de prévention en entreprise et milieu scolaire.
- Augmenter la sensibilisation aux risques psycho-sociaux, notamment liés au télétravail.
Cela rejoint les enjeux évoqués dans plusieurs études récentes sur la santé au travail et les responsabilités des employeurs pour prévenir les troubles psychiques. Des dispositifs complémentaires d’assurance et des politiques d’accompagnement renforcé sont aussi envisagés pour faciliter l’accès aux soins psychologiques.
Tableau : Leviers d’amélioration autour de la santé mentale et du dispositif Mon soutien psy
| Domaines | Actions recommandées | Bénéfices attendus |
|---|---|---|
| Prévention en entreprise | Formations, sensibilisation aux risques psychosociaux | Diminution de l’absentéisme, amélioration du bien-être |
| Coordination soignants | Conventionnement plus large, échanges entre secteurs public et privé | Continuité des soins, prise en charge globale |
| Tarification | Révision des remboursements et incitations financières | Plus d’offres disponibles, meilleure attractivité pour les psychologues |
Les appels à une refonte profonde pour sortir de l’impasse du dispositif Mon soutien psy
Depuis sa mise en place, le dispositif fait l’objet d’une mobilisation continue de la part d’experts en psychologie, médecins, et chercheurs qui appellent à repenser son cadre actuel. Leur tribune publiée dans L’Express demande notamment :
- Une définition plus large des critères d’éligibilité pour inclure les pathologies lourdes.
- Un conventionnement ouvert à un plus grand nombre de psychologues, incluant ceux exerçant en milieu hospitalier.
- Une revalorisation des tarifs pour rendre le dispositif viable économiquement.
- Un allongement du nombre de séances adaptées au diagnostic clinique du patient.
- Une meilleure articulation avec les politiques de santé publique et les initiatives en prévention.
Des conclusions partagées aussi dans les discussions autour de la prévention en santé au travail et des impacts du télétravail sur la santé mentale. Cette dynamique suscite une réflexion approfondie sur le rôle de l’État, des mutuelles et des acteurs du secteur pour garantir un meilleur accompagnement psychologique à l’échelle nationale.
Tableau : Synthèse des revendications pour une réforme du dispositif Mon soutien psy
| Revendications | Description | Acteurs concernés |
|---|---|---|
| Élargissement des critères | Inclure les troubles sévères et les risques suicidaires | Ministère de la Santé, professionnels de santé |
| Augmentation des séances | Au-delà du plafond actuel de 12 séances | Psychologues, patients |
| Revalorisation tarifaire | Meilleure rémunération des psychologues conventionnés | Assurance maladie, mutuelles |
| Conventionnement élargi | Ouverture à un plus grand nombre de professionnels | Ordres professionnels, agences sanitaires |
| Intégration à la santé publique | Liaison avec initiatives de prévention et bien-être | État, collectivités locales |
Face à une demande croissante et des besoins diversifiés, les enjeux de ce dispositif touchent à la fois l’organisation des soins, la qualité de l’accompagnement en psychologie, mais également les politiques globales de prévention et de bien-être. Pour mieux protéger la santé mentale des Français, une refonte conforme aux recommandations des professionnels s’impose.
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Article mis à jour : dimanche 10 mai 2026 par Nichola Marier

Moi, c’est Nicholas Marier, spécialiste de l’assurance pro. J’ai toujours aimé protéger les entrepreneurs, mais un jour, une PME m’a invité à fêter son premier million assuré. L’assurance, c’est aussi des histoires de réussite.