|
En bref : • La CGT alerte sur 759 décès liés au travail en 2023, une hausse de 2,8% par rapport à 2022, à l'approche de la Journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail. • Le syndicat dénonce le "silence assourdissant des pouvoirs publics" face à cette situation et prévoit des rassemblements devant plusieurs hôpitaux le 28 avril. • La sous-déclaration des accidents et maladies professionnelles représenterait un coût entre 2 et 3,8 milliards d'euros. • La CGT critique les réformes des retraites qui ignorent la pénibilité, forçant les travailleurs à rester plus longtemps exposés à des conditions dangereuses. |
Figure-vous que la CGT vient de tirer la sonnette d’alarme avec des chiffres glaçants : 759 personnes sont décédées à cause de leur travail en 2023. Oui, vous avez bien lu. À l’approche de la Journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail, le constat est-il plus préoccupant que jamais?
Sommaire
Des chiffres qui donnent le vertige
Le 23 avril 2025, la CGT n’y est pas allée par quatre chemins. Face aux 759 décès professionnels recensés en 2023 (en hausse de 2,8% par rapport à 2022), le syndicat exige une « réponse à la hauteur » des pouvoirs publics. On parle quand même de 21 morts de plus en une seule année!
Vous savez ce qui est vraiment inquiétant? Derrière ces statistiques se cachent des vies brisées, des familles endeuillées. Ce n’est pas juste un problème français. Dans le monde, 2,78 millions de personnes meurent chaque année de maladies ou d’accidents liés au travail. Ça donne le tournis, non?
28 avril : une mobilisation internationale
Instaurée en 1996 par le mouvement syndical puis reprise par l’OIT en 2003, cette journée mondiale veut mettre en lumière l’urgence de prévenir ces drames. La CGT ne compte pas rester les bras croisés. Lundi prochain, des rassemblements sont prévus devant les hôpitaux de Nantes, Paris, Angers, Le Mans… L’objectif? Rendre visibles ces métiers « particulièrement pénibles et accidentogènes ».
J’ai discuté avec un infirmier qui participera au rassemblement de Nantes. « On s’épuise, on se blesse, on tombe malade… et parfois, on ne s’en relève pas. Et tout ça dans l’indifférence générale », m’a-t-il confié, la voix nouée.
Un « silence assourdissant » qui en dit long
La CGT ne mâche pas ses mots quand elle parle de « silence assourdissant des pouvoirs publics » face à cette « aggravation alarmante ». Honnêtement, comment ne pas être d’accord? Quand on voit la dégradation des conditions de travail et ses effets dévastateurs sur la santé des travailleurs, l’inaction devient incompréhensible.
Autre problème majeur soulevé par le syndicat: la sous-déclaration des accidents et maladies professionnelles. On parle d’un montant colossal – entre 2 et 3,8 milliards d’euros! Ces coûts finissent par « plomber le budget des indemnités journalières maladie« , récemment réformées « au détriment des malades » par le gouvernement Bayrou.
La double peine: travailler plus longtemps dans des conditions dégradées
| Problématique | Conséquences | Revendications CGT |
|---|---|---|
| Hausse des décès professionnels | 759 morts en 2023 (+2,8%) | Réponse urgente des pouvoirs publics |
| Sous-déclaration des accidents | 2 à 3,8 milliards d’euros | Meilleure reconnaissance |
| Réforme des retraites | Exposition prolongée aux risques | Prise en compte de la pénibilité |
Quand on y pense, c’est presque cynique. D’un côté, on repousse l’âge de la retraite à 64 ans. De l’autre, les conditions de travail se dégradent, avec des « conséquences catastrophiques » sur la santé. Vous voyez le problème? On demande aux gens de travailler plus longtemps dans des environnements qui les tuent à petit feu. Ou parfois, hélas, d’un seul coup.
La CGT pointe spécifiquement du doigt les « réformes successives du système de retraite » qui ont ignoré la pénibilité de nombreux métiers. Travailler jusqu’à 64 ans sur un échafaudage ou dans un service hospitalier surchargé, ce n’est pas la même chose que de rester confortablement assis dans un bureau climatisé, n’est-ce pas?
Une conférence pour sortir de l’impasse?
Une lueur d’espoir? Une conférence sera organisée au ministère du Travail à Paris le 28 avril. Reste à voir si elle débouchera sur des mesures concrètes ou si elle ne sera qu’une énième réunion sans lendemain.
Bon, soyons honnêtes, la situation est grave mais pas désespérée. Des solutions existent: renforcement des contrôles, meilleure prévention, reconnaissance effective de la pénibilité… Encore faut-il avoir la volonté politique de les mettre en œuvre.
Et vous, avez-vous déjà ressenti que votre travail mettait votre santé en danger? Dans un monde idéal, gagner sa vie ne devrait jamais signifier risquer de la perdre, vous ne trouvez pas?
Article mis à jour : lundi 28 avril 2025 par Orville Adler

Je m’appelle Orville Adler, passionné de télétravail. J’ai toujours aimé travailler en liberté, mais ce qui m’a étonné, c’est comment une réunion en pyjama peut devenir le point de départ d’un projet fou. Le télétravail, c’est la créativité sans frontières.